Deuxième jour de trek Kalaw-Inle

Mercredi 11 Décembre 2019

Nous nous réveillons le lendemain matin vers 7h, le réveil est difficile pour tout le monde, la nuit n’a pas forcément été bonne.

Trop froid, trop de bruit, matelas trop dur, enfin tout ce qu’il faut pour être en forme.

Nous descendons dans la même salle que la veille pour prendre le petit déjeuner, où nous attendent des sortes de pancakes assez épais et plutôt secs. Des omelettes, des fruits, et plein d’autres choses en tout genre pour petit déjeuner.

Une fois le ventre bien rempli, nous remontons à la chambre ranger nos affaires et nous attendons dehors. Certains ont la bonne idée de faire un cours de yoga juste avant de partir, ce qui a différé un petit peu le départ.

En attendant en bas, la guide décide de me maquiller façon traditionnelle avec le Tanaka (cosmétique naturel qui protège du soleil).

Lionel aussi se laisse tenter ainsi que Daniel Et Ma. (Le français et le chinois).

 

Nous nous mettons de la crème solaire et les autres arrivent enfin, nous partons donc pour ce deuxième jour de marche.

Nous marchons 1h30 environ et nous nous arrêtons dans un village, dans une sorte de bar restaurant où on prend un second petit déjeuner chacun à base de nouilles, de nems et de chips… tout pour nous redonner des forces.

Le petit déjeuner servi le matin n’était pas assez énergétique pour tenir.

Nous repartons pour une marche de 2h, traversons les maisons avec des piments étalés partout dans le jardin, sur les murets… il y en a vraiment partout. 

C’était impressionnant de voir autant de piment partout. 

On arrive dans une maison traditionnelle où l’on déjeune des nouilles tous ensemble.

Après seulement 40 minutes de pause, nous repartons pour 1h30 de marche à travers les champs et les paysages sublimes de la région.

Dans ce coin là on doit traverser régulièrement des petits ponts en bambou au-dessus de rivières ou de fossés.

Heureusement que Lionel est là pour m’aider à traverser, car ce n’est pas forcément évident pour moi qui ai le vertige.

On finit par passer sur un tout petit chemin au bord de la rivière, pour ensuite s’arrêter dans un espace où on pouvait se baigner. 

Cinq d’entre nous sont allés à l’eau, Lionel et moi sommes restés sur le bord, l’eau était trop fraîche et nous avions la flemme de nous changer.

Ce moment de détente nous a fait du bien et a redonné un peu d’énergie pour repartir.

Nous avons repris le chemin, 2h de marche non-stop, c’était vraiment très difficile pour moi qui n’avais plus de forces et qui commençais à avoir très mal aux pieds. Je ne sais pas du tout ce qu’il s’est passé pendant cette randonnée, mais j’ai eu des ampoules partout sur les pieds, alors que ces chaussures, je les ai déjà utilisées plus d’une fois sur des très longues marches et je n’ai jamais eu aucun problème. 

Du coup la totale, entre les ampoules, la fatigue et le soleil, c’est le combo gagnant.

Les autres n’avaient pas l’air aussi en souffrance que moi, car ils marchaient toujours aussi vite et toujours aussi loin de nous. À plusieurs reprises nous avons eu peur de nous perdre car nous ne voyons plus le groupe et nous arrivions à des intersections sans savoir quel chemin prendre.  

Heureusement Lionel avait repéré la marque des semelles d’un des membres du groupe et nous arrivions à deviner le chemin qu’il fallait prendre grâce à cela. 

Ce que je regrette un peu c’est que la guide ne nous ait pas attendus assez régulièrement afin que l’on ne se trompe pas de chemin, car pour le coup c’était très facile de prendre le mauvais et de se perdre complètement.  

Ça rajoutait du stress et de la difficulté à ce Trek qui n’était déjà pas simple de base. A un moment j’ai même du hurler pour savoir où était passé le groupe pour ne pas se tromper, et c’est un autre groupe qui m’a répondu… dommage. On a fini par suivre la montée, et nous avons retrouvé la guide après quelques mètres, elle a sûrement du nous entendre et s’est donc arrêtée.

Après l’avantage d’être plus lent, c’est que nous étions tous seuls derrière, et nous avons pu prendre les plus belles photos possibles.

Il n’y a pas eu beaucoup de moments où nous étions mêler aux autres groupes pendant cette randonnée, car comme dit précédemment, chaque guide avait un chemin spécifique, donc nous avions l’impression d’être seul au monde, ce qui était plutôt agréable, sauf aux abords des endroits où nous dormions et nous mangions, comme le monastère ou le repas du dernier jour, ainsi que les pauses par-ci par-là dans les échoppes.

Nous finissons par arriver dans une petite forêt de bambous vraiment très agréable et fraîche, où au loin on pouvait apercevoir notre destination finale pour la journée : le monastère.

Encore quelques marches à monter, une pente, et ça y est, on est enfin arrivé. J’étais épuisée, dépitée et je n’avais qu’une hâte, c’était d’aller dormir. Devant le monastère, quelques apprenti moines jouaient au foot!

Lorsque l’on monte dans le monastère, le couchage est le même que la veille, mais dans une salle beaucoup plus grande et avec plus de groupe.

La veille nous étions exactement neuf de notre groupe à dormir ensemble, là il y avait cinq groupes au total. Les couchages sont séparés par des draps tendus entre les poteaux.

Pour la douche, on oublie, c’était la même chose que la veille, et les toilettes sont tout au fond de la cour. Ah oui… et les toilettes ici, ce sont des toilettes turques, pas des toilettes traditionnelles. Il faut prendre en compte aussi les odeurs très très très très très fortes.

Pas de lumière aussi…

On se change et puis on va dîner. Il est 18 heures nous avons le droit à un curry de poulet patates, une petite soupe délicieuse, des fruits et au lit. On ne tarde pas trop car là il faut vraiment se reposer pour tenir le lendemain.

J’étais vraiment contrariée par ce qui s’était passé dans l’après-midi, la peur de s’être perdue et de ne pas avoir été entendue par le groupe, du coup j’étais assez renfermée pendant la soirée, heureusement que Lionel me connaît, il n’a trop rien dit et m’a soutenu.

Je n’en voulais pas au groupe, ni à la guide, mais c’était plutôt l’esprit général qui m’avait dérangé. 

On aurait pu se perdre et personne n’aurait remarqué notre absence, et ça c’est assez angoissant dans un autre pays. Perdu au milieu des champs, dans un endroit où il n’y avait personne….

Mais bon je ne reste pas non plus bloquée là-dessus pendant des heures, je finis par sourire et je vais me coucher.

La nuit était encore très froide, mais nous avons mieux dormi que la veille, sûrement car nous étions plus fatigués encore.

Lionel et moi avions nos deux couvertures, le bruit était beaucoup moins conséquent, évidemment les ronflements étaient toujours de la partie et j’ai du me lever deux fois pour aller aux toilettes, mais à part ça globalement nous avons tous mieux dormi.

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